Triste et désemparé ~ Sad and distraught

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

Il y a 6 heures de décalage entre la France et la Martinique. Du coup, même si j’écris mon article tôt le matin, mes amis-lecteurs de l’Hexagone ne le lisent seulement que dans l’après-midi ou la soirée. En revanche, comme ils se lèvent aussi 6 heures avant moi, quand je me réveille, j’ai généralement déjà plusieurs notifications qui m’attendent sur mon téléphone, ma tablette ou mon ordinateur. Je peux même vérifier mon solde bancaire néerlandais vers 3 heures du matin, quand la banque là-bas ouvre. Je trouve ça rigolo et plaisant. C’est comme si j’étais un peu attendu à mon réveil… et cela donne un ton, une couleur à ma journée, puisque ce sont en même temps mes premières projections.

Ainsi, ce matin, un commentaire sur mon article de hier m’attendait dans l’application WordPress. J’ai l’impression d’avoir souvent répondu à la question que Catherine posait. Toutefois, je la considère un peu comme cette question répétitive qui se pratiquait pendant un temps au cours de certains ateliers de développement personnel. Vous vous souvenez de ça ? Deux personnes s’assoient face à face parterre et l’une demande à l’autre « Qui es-tu ? ». Après chaque réponse, le demandeur réitère exactement la même question à son partenaire. L’intention derrière la méthode est d’emmener celui qui est interrogé à chaque fois un peu plus loin, à chaque fois un peu plus profond et ainsi progressivement un peu plus proche de sa vérité du moment.

Voici le commentaire de ce matin : « Bonjour Michel, en te lisant, je me demande pourquoi c’est si important pour moi de vouloir éclairer l’autre ? et est-ce que c’est juste ? Je sens fort en moi ce besoin de remettre de l’ordre et de l’harmonie là où je sens le désordre, et j’ai du mal à discerner ma part d’orgueil de mon désir de perfection; Belle journée à toi, Catherine. »
Je pense que c’est une question 
qu’elle pose surtout à elle-même et qu’elle ne demande pas nécessairement une réponse de ma part. Toutefois, je vais l’utiliser pour, encore une fois, sonder mes propres motivations. Pourquoi ? Parce que suite à mon vécu de hier, je me sens triste, déçu et désemparé… et la question de Catherine tombe donc à pic.

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Si je généralise, je trouve automatiquement les raisons qui m’ont motivé moi-même dans le passé pour aider l’autre. Je n’en étais pas conscient du tout. Peut-être que je le faisais parce que je pensais quelque part que c’était ma mission, que ce besoin faisait partie de mes gènes ou de ma personnalité, ou parce que j’étais conscient que je m’aidais moi-même à travers l’autre ou encore parce que j’ai simplement créé mon métier autour de mes aptitudes et ainsi de ce que je savais faire le mieux. Je pense que tout était vrai à un moment ou un autre. Toutefois, rétrospectivement, je sais aujourd’hui sans l’ombre d’un doute que tous mes élans d’aider sont en réalité toujours venus à partir de mes blessures.

L’absence de connexion avec la Source et mes Origines a fait grandir un manque de plus en plus grand à l’intérieur de moi. Comme tout le monde, j’ai cherché à compenser ce vide par la nourriture, les activités, les possessions, un statut social et, bien évidemment, les autres. J’avais besoin d’être aimé, d’être reconnu, d’être vu, d’être considéré et d’être important pour quelqu’un. J’ai toujours cherché à faire partie d’un groupe, d’une famille ou d’un réseau pour combler mes vides sidéraux. Dans ma propre quête d’être aidé par les autres, j’ai en réalité toujours cherché le père ou la mère qui me manquait.

Il est évident que ce vide fondamental ne peut jamais être comblé par quelque chose d’aussi illusoire et dérisoire que la bouffe, le sexe ou le travail ! Aucune affiliation peut remplacer le lien intime de notre Nature Profonde d’Origine. Après que j’ai vécu mon expérience d’éveil, il y a vingt ans déjà, tout ça était devenu limpide pour moi. J’ai consciemment choisi d’utiliser mon expérience pour accompagner les autres vers le bonheur que je venais de découvrir. Tout mon accompagnement était basé sur la re-connexion avec la Source selon une méthode fait-maison très précise. Et ça fonctionnait merveilleusement bien…

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Mais, comme je l’ai déjà expliqué à des multiples reprises, l’éveil n’est pas un fin en soi. C’est une expérience qui est censée marquer le début d’un chemin impitoyable vers l’Amour Véritable, l’Unité et nos Origines… et où il n’y a pas de place pour le compromis, le tiède ou l’à peu près. Même si je n’ai jamais été aussi heureux qu’à cette époque, mon accompagnement était, malgré tout, motivé par mes besoins compensatoires. En aidant les autres à trouver leur connexion, j’ai trouvé progressivement la mienne. Les blessures, les conditionnements et les peurs avaient de moins en moins prises sur moi et l’envie d’accompagner se dissipait doucement au même rythme… pour enfin disparaitre complètement autour de 2018.

J’ai vécu cela comme une victoire énorme. Je savais depuis longtemps que quand mes accompagnements allaient cesser spontanément, c’était parce que j’étais forcément arrivé à l’entrée de Ma Maison Intérieure. C’est depuis ce temps-là que je me suis reconnecté de manière tout à fait naturelle et douce à notre culture ancestrale et que je me vois progresser, comme nos anciens jadis, sur ce chemin si peu fréquenté de nos jours. Alors, pourquoi toujours accompagner ??? De quoi mon élan se nourrit encore aujourd’hui ??? C’est en y réfléchissant ce matin que j’ai pu mettre un peu plus de lumière sur la question.

Ma démarche est solitaire depuis très très longtemps… depuis 1979, où la perte de mes parents m’a poussé à trouver un chemin alternatif… depuis 1984, quand je me suis décroché de la masse qui suivait la volonté sociétale comme un troupeau de moutons qui se faire tondre pour une carotte par son berger… depuis 2001, quand j’ai quitté la voie néo-thérapeutique et néo-spirituelle, où des praticiens et maitres aveugles, mais très charismatiques, poussent leur clients, patients ou disciples dans les précipices multiples de l’ego… depuis 2015, quand la Vie-même a décidé de me prendre tout ce qui restait de mes attachements et des mes rêves par le dépouillement-restaurateur…

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Il y a quelques années en arrière déjà… je pense que mon premier souvenir date de quelque part autour de 2004… que j’ai exprimé que les seuls qui me comprenaient vraiment étaient ceux que j’avais accompagnés. Et c’était vrai ! J’ai systématiquement essayé d’accompagner les gens vers mon niveau de conscience. Ça a peut-être l’air très orgueilleux ou mégalomane, mais depuis longtemps, c’est la seule manière que j’ai trouvé pour ne pas me sentir seul. La plupart des gens que j’ai accompagné ainsi et avec qui j’ai tissé un lien ont fini par retomber, malgré tout, sur un palier inférieur qui leur convenait, mais qui en même temps, logiquement, coupait notre complicité. Il n’y que très peu de gens qui me comprennent vraiment… peut-être juste un ou deux… et encore…

Mais, ma motivation d’aider vient toujours de là… de ce besoin de retrouver mes semblables. Puisque je ne les trouve pas là où je suis, je les crée ! Je reconnais tout de suite le potentiel de ceux qui viennent me solliciter. Je sens les résidus de la mémoires d’un sorcier ou d’une sorcière… je reconnais l’énergie d’un enfant indigo… je perçois tout de suite quand quelqu’un cherche l’Amour Véritable… parfois, je vois simplement un potentiel très prometteur chez quelqu’un de très motivé. Plus le niveau de conscience monte, plus fort le lien entre la personne et moi devient. Je suis conscient qu’il me faut quelques personnes comme ça avec moi sur le-chemin-si-peu-fréquenté, pour enfin pouvoir commencer la mise en place de La Grande Famille.

Le top est, bien évidemment, de vivre avec une compagne qui me comprend et avec qui je partage le chemin. Souvent, il y a au départ juste une attirance énergétique réciproque… ou autre chose encore. Mais, le reste reste généralement à faire. Vous comprenez peut-être mieux pourquoi je suis souvent un compagnon-accompagnant ? Si je veux avancer à deux, je dois aider d’abord ma propre compagne à se mettre en mouvement. Abandonner cela voudrait dire que j’accepte définitivement ma solitude. Je n’ai plus beaucoup d’énergie, alors quand je constate que les résistances en face de moi sont trop fortes et que je suis face à cette solitude potentielle, je peux me sentir triste et désemparé comme hier… Alors, je cherche, j’explore, je tisse…

Je nous souhaite une délicieuse journée de plus… ∞❤️∞ 

Seulement compagnon ~ Only companion

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

Quand j’ai vécu mon expérience d’éveil en 2001, j’ai acquis instantanément le discernement pour savoir quand un comportement, une attitude, une pensée ou une action venait des blessures et de l’ego, ou de l’Amour et de l’Etre. Je voyais tout ce qui était engendré par l’Amour et l’Etre comme une sorte d’évidence naturelle. Malheureusement, quand j’ai essayé de clarifier cela auprès de ceux qui venaient me solliciter, ça s’avérait totalement incompréhensible et flou. J’ai dû recourir au livre des 5 blessures de Lise Bourbeau pour faire comprendre que quasiment 100% de nos intentions et interactions venaient de notre conditionnement, de la peur qui le maintient en place… et tout un système de compensations et de défenses qui en suivent.

Depuis cette expérience, j’ai passé tout mon temps à chercher à redevenir cohérent avec ma méga-prise-de-conscience. Après un éveil, l’histoire n’est pas terminée, ce n’est pas un fin en soi. Il y a tout un chemin à parcourir à partir de ce moment-là, afin de manifester dans la matière ce qui a été compris… et d’atteindre sa réalisation. Il est facile d’enseigner de la théorie après avoir vécu un éveil. C’est ce que font la plupart de ceux qui ont vécu cette expérience. Toutefois, la théorie est stérile si elle n’est pas suivi ou accompagnée par une mise en pratique au quotidien. Les derniers vingt ans je n’ai pas cessé d’affronter mes peurs conditionnées, à devenir de plus en plus cohérent avec la notion d’Unité et de l’Amour et à me libérer des fausses identifications dont mon ego avait besoin pour survivre dans notre illusion dualiste.

Au début, j’était bien plus jeune, plus fort et, malgré l’expérience d’éveil, encore bien sous influence d’une personnalité colorée par une domestication de longue durée. Au fur et à mesure que je me libérais de mes chaines, de ma camisole et de mon enclos, mes intentions, motivations, expressions et expériences changeaient également. Au fur et à mesure que j’ai appris à me porter moi-même, je portais moins les autres… au fur et à mesure que j’habitais mon espace à moi, j’habitais moins celui des autres… au fur et à mesure que je m’approchais de l’Essentiel, l’éphémère s’éloignait. Faire et Avoir devenaient de moins en moins importants et Etre le devenait de plus en plus. J’intègre de plus en plus la réalité qu’au fond je n’ai vraiment rien à faire, nulle part à aller ni aucun niveau à atteindre… 

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Je deviens de plus en plus comme la Vie Elle-même… en mouvement permanent, paisible et discret… sans avoir besoin de laisser mes traces, d’influencer mon entourage, d’être reconnu, de produire quelque chose, d’avoir des possessions, de laisser un patrimoine… ou de chercher un semblant de sécurité au sein d’un entourage amical, familial ou professionnel, d’un compte bancaire ou d’une habitation fixe. En fait, je deviens de plus en plus comme un animal qui naît de manière incognito, passe sa vie discrètement et meurt sans que personne s’en souvienne. Plus je trouve cet état simple et naturel, mieux je me sens. Je trouve que nous, les humains, à cause d’un enseignement spirituel erroné, prenons une place injuste en haut de la chaine alimentaire où nous détruisons complètement l’écosystème… et cela à une vitesse époustouflante. Nous nous sommes bien éloignés de notre culture ancienne où nous nous fondions respectueusement dans l’harmonie de la Nature.

Mais… mais… je n’y suis pas encore. J’ai encore un long chemin à faire si je veux retrouver ma pureté d’Etre de mon vivant. Ma manière d’avancer s’est simplifiée avec le temps, avec mon expérience et surtout avec mes progrès. L’effort que j’avais l’habitude de faire au quotidien s’est fait remplacer par un abandon à la Vie… mes outils multiples se sont centrés autour d’un seul, le territoire… les qualités que je prône, que j’entretiens et que je développe désormais sont surtout l’enseignabilité, l’adaptabilité, la simplicité, la réceptivité, une exploration vers l’Amour sans fin et l’audace d’être authentiquement fou, original et différent. Intuitivement, je dirais que je suis encore réactif à environ 10% de mes blessures. C’est vraiment dérisoire et j’en suis très fier. Je suis uniquement touché encore quand je donne le bâton pour me faire battre… ce qui m’arrive quand je quitte mon territoire inadéquatement. 

Mes miroirs et les signes répètent encore un fois l’importance d’apprendre à occuper adéquatement mon territoire et de quitter ainsi de plus en plus celui des autres. Depuis que j’ai commencé cet apprentissage, en 2014, j’arrive de mieux en mieux. Mais, la Vie joue tout le temps avec moi et m’induit en erreur, me séduit, me tend des pièges et crée des embuscades… me permettant ainsi de me tromper, d’explorer, d’apprendre, de comprendre et de recommencer jusqu’à l’intégration de Ses leçons de Vie si essentielles. Le plus simple pour éviter les déboires, les échecs et les frustrations est de vivre seul sur une île. Mmmmmm… en écrivant cela, je me rends compte que je suis réellement sur un île… toutefois, je ne vis pas seul… et j’ai de quoi faire pour avancer…

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Si le miroir insiste tant sur la notion du territoire, alors que j’estime que je m’y prend vraiment comme un pro, c’est à mon avis à cause de mon double rôle avec ma partenaire. Je suis en même temps son compagnon ET son accompagnant. C’était quelque chose sur lequel nous nous étions mis d’accord au départ, compte tenu sa demande initiale, mais qui n’est peut-être plus souhaitable. Pour elle peut-être encore, mais pas pour moi… Tant que tout glissaient et que les choses se passaient souplement dans cette période de démarrage, tout allait bien. En tant que compagnon, tout est okay pour moi. Je suis cool et il m’est facile de respecter les frontières… par contre, en tant que accompagnant, je ne laisse rien passer… surtout quand l’enjeu est important… ce qui est le cas.

Au fur et à mesure que nous avançons ensemble, nous rencontrons forcement des résistances. C’est normal. L’accompagnant intervient et insiste… mais c’est le compagnon qui est impacté et qui trinque. Ceux qui me connaissent bien savent que la résistance-au-bonheur de ceux qui me sollicitent me tue. Je n’ai plus l’étoffe d’un vrai thérapeute. Je suis un explorateur qui partage ses acquis… et la résistance des autres me freine sur mon propre chemin. Mes propositions ou conseils d’accompagnant ne sont pas facultatifs. Chaque outil et chaque changement proposé s’inscrit dans un ensemble où tout est inter-relié et inter-dépendant. L’ensemble ne peut pas changer si certains élément restent figés. Alors, pour rester dans mon territoire, je vais être certainement obligé de dissocier mes rôles et en choisir seulement un. Ce que cela donne par la suite reste bien sûr à découvrir…

Une chose est sure. Tant que l’état et la sensation d’Amour Véritable ne sont pas retrouvés, je me mettrai en question et je bougerai. Je tisserai jusqu’à l’Amour… seul, à deux, en famille, en groupe… peu importe… ou je mourrai en essayant. Ce que l’expérience de compagnon-accompagnant m’apprend en ce moment est que je peux uniquement quitter mon territoire si j’y suis invité de manière tacite et que ma partenaire joue le jeu sans résister. Décider de rester à l’intérieur de mon territoire et lâcher le rôle d’accompagnant veut dire que je cesse d’influencer, de manipuler, de stimuler, d’anticiper, de former, d’adapter et d’initier et que je suis prêt à accepter qu’une situation n’est pas ou ne sera plus adéquate pour moi… ce qui peut provoquer des changements importants. Désormais, mon envie du moment est de simplifier ma situation et de pacifier mon état en restant à l’intérieur de mes frontières… et d’être uniquement compagnon. Cela serait-il possible ? A suivre…

Je nous souhaite une journée délicieusement paisible et harmonieuse… ∞❤️∞ 

Occuper mon territoire ~ Occupy my territory

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

J’ai été fabriqué pour cimenter le couple de mes parents et pour combler la manque et les pertes de ma mère. Alors, au lieu d’avoir été stimulé et encouragé dans mes élans naturels d’enfant créatif et vivant, j’ai appris très tôt à répondre aux besoins d’une mère victime et survivante de l’holocauste. Au lieu de développer une relation saine avec moi-m’aime et ainsi entretenir de manière spontanée et naturelle le lien simple avec ma Source et mes Origines, j’ai désappris rapidement à vivre pour moi, avec moi et par moi. Par manque affectif, ma mère a inversé inconsciemment et involontairement le courant d’Amour. Au lieu de m’en donner… j’étais là pour lui en fournir. D’ailleurs, elle est décédé quand j’ai quitté la maison pour mes études à l’Académie Militaire…

Cette impossibilité d’occuper mon territoire est devenue une véritable incapacité, qui n’a fait que croitre durant la plus grande partie de ma vie. Depuis ma naissance, je me suis habitué aux intrusions parentales de toutes sortes. C’était normal, je n’ai jamais connu autre chose. Très très peu d’élans et de choix venaient réellement de moi. Il est logique et tout à fait normal que j’ai grandi en répondant inconsciemment aux besoins subtils que je captais chez ceux qui m’entouraient. Par incapacité à occuper mon propre territoire, j’ai vécu sur celui des autres. En même temps, une partie de mon espace vital était en permanence occupé par ceux qui me sollicitaient et me parasitaient à leur tour. J’ai passé ainsi ma vie à combler mon manque personnel d’espace en occupant celui des autres, en sollicitant leur affection et en imposant la mienne…

Pendant très longtemps, je n’ai pas vu de problème, qui était pourtant bien présent et qui commençait à miner de plus en plus les fondations de ma vie. Ce déséquilibre généralisé était socialement consenti et tacitement reconduit de relation en relation et de période en période. Ce n’était pas uniquement normal pour moi. Quasiment tout le monde grandi ainsi… et cela depuis des siècles et des siècles… depuis que le sens profond de la famille, du couple, de la relation, de la sexualité, du travail… bref, de la Vie est parti en fumée sur les buchers. Le manque de conscience et d’élévation initiatique se solde depuis très très longtemps par un cadre de référence relationnel erroné et destructeur.

Chaque relation connait à cause de cela, à un moment ou un autre, la saturation. Généralement, les gens pensent que c’est incidentel et seulement lié à une situation unique ou à une personne particulière… alors que c’est en réalité un problème structurel qui n’est pas prêt à disparaitre. Personne ne s’oppose à ce flux d’intrusion infligé ou subi, qui se manifeste autant dans notre vie privée que dans notre vie professionnelle. La normalité est un véritable déséquilibre pathologique chronique qui guette chacun et qui peut nous pêter à la figure à chaque instant. Porté par nos blessures et au nom de ce que nous pensons être de l’amour, puis de manière quasi inconsciente, nous passons notre temps à manipuler, à nous imposer, à séduire, à contrôler, à influencer, à solliciter, à nous victimiser, à nous rendre indispensable et à saturer ainsi la vie de ceux que nous aimons le plus…

Quelques symptômes très connus que le corps utilise pour nous signaler l’inconfort qu’il vit à cause des intrusions intempestives, sont le burn-out, la crise cardiaque, les hémorroïdes, la paralysie, les allergies, l’Alzheimer, la fibromyalgie, l’obésité, le lumbago, l’hernie discale, la sclérose en plaque, le diabète, l’anorexie, la dépression, la bipolarité, la tendance suicidaire, les cancers multiples… et j’en passe. Beaucoup d’entre nous trouvent également des solutions temporaires pour s’échapper aux pressions toxiques, comme la rupture, l’éloignement de la famille ou la coupure avec le monde professionnel. D’autres encore développent un système de défense qui se manifeste par de la dureté ou même de la violence… ce qui permet généralement d’éviter les pathologies !

Hier, pendant la rencontre Zoom avec mes Amies de ‘La Coupe du Feu », j’ai compris que malgré tout ce que j’ai déjà pu mettre en place dans ma vie, je n’étais pas encore sortie de l’auberge. Chacune est venue avec le fruit de ses explorations hebdomadaires et j’ai rempli mon rôle en aidant mes soeurs à relier les informations et à en créer des défis palpables… nous permettant de nous approcher un peu plus de notre véritable nature et ainsi de l’Amour et de notre Puissance. J’ai compris que je n’ai pas encore récupéré mon aptitude à habiter mon territoire de manière adéquate. Au cours du parasitage maternel, j’ai perdu une de mes facultés la plus importante, celle de savoir ne rien faire. Depuis plusieurs années, j’appelle cela « faire le chat »… être un « chat-man » ou encore « chat-l’homme »… 

Dans mon dernier article, je parle de l’importance d’écrire et de vivre des moments en silence. Je constate qu’écrire est relativement facile pour moi. Par contre, rester en silence, sans pouvoir combler l’espace vide par l’animation que me procure un film, est quelque chose que je trouve vraiment très difficile. Dès que je peux, je comble les vides par des histoires virtuelles cinématographiques. Ça fait depuis au moins 30 années que la Vie m’invite systématiquement au silence. Régulièrement, le miroir me rappelle à l’ordre… comme hier, encore une fois, au cours de la rencontre Zoom.

Je sais que c’est important et j’y arrive par période. Je ne le vis pas comme un plaisir, mais plutôt comme un corvée. C’est beaucoup plus facile de revenir dans mes habitudes et m’occuper de ce qui ne me regarde pas ou de me distraire avec des films. Je dois le programmer et ensuite faire un véritable effort pour respecter mon engagement. Généralement, quand j’arrive à m’y atteler, je mets de la musique douce et je m’allonge simplement sur le lit. Rapidement, mon esprit décroche et commence à explore et voyager dans des sphères qui lui sont familières. Une fois que j’y suis, j’aime beaucoup l’expérience. C’est quand j’arrive à m’offrir ces moments-là, que je me rends le mieux compte de la fatigue accumulée, du besoin d’être avec moi, du bonheur du vide et de la simplicité de la Vie.

Le plus facile pour être ainsi avec moi, c’est quand je suis en mode pranique. Mais, ça fait déjà depuis quelques années que je ne suis plus vraiment dedans. J’y retourne doucement, à mon rythme. Je pense que mon aptitude à être avec moi dans le silence va main dans la main avec ma capacité de me nourrir de l’Amour. C’est un observant quelqu’un de vraiment très proche que je constate l’importance du temps de qualité en silence avec moi-m’aime, puis de l’urgence de m’en offrir maintenant. Je vois avec tristesse et désarrois comment il s’est laissé empêtrer dans un système qui, comme un pieuvre, le maintient prisonnier à l’extérieur de son espace vital. En voulant l’aider, je vois à quel point j’insiste sur le choix qu’il a à faire… prendre des risques et changer de vie ou mourir à petit feu étouffé. J’entends. Je ne me tromperai jamais sur l’autre… me concernant !

Je nous souhaite une journée pleine de vides et de silences… ∞❤️∞ 

Ecriture et silence ~ Writing and silence

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

J’avais envie de changer ma photo sur la page d’accueil. Ça fait déjà un mois que je suis en Martinique et il y avait toujours la photo que j’ai prise sur la plage de Tel Aviv, sur le chemin vers l’école il y a un an et demi. Avec le confinement, je ne sors presque pas et je n’ai pas encore eu l’occasion de vous donner un aperçu d’images de l’île. Il y a juste les photos que j’ai prises ici pendant ma visite il y en 2017. Avec S, nous sommes seulement sortis deux fois tôt le matin pour nous baigner dans l’océan. La deuxième fois, j’avais pris mon téléphone pour prendre quelques photos pour l’article du jour… et S en avait pris quelques unes avec moi dessus. Il y en avait une qui me plaisait bien pour remplacer la photo du blog, mais c’était un peu osé… puisque je suis en maillot de bain et pas vraiment sérieux. Après tout, mon blog est quand-même à moitié pro. Toutefois, je ne peux pas vraiment retenir ma folie-saine quand elle se manifeste… alors, je l’ai mis ce matin !

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J’avance doucement sur mon chemin afin de réussir à ouvrir les portes de mon coeur, de mes bras et de ma maison intérieure encore une fois. Je dois me forcer pour avoir assez d’audace et de risquer de souffrir encore une fois. Hier et avant-hier, grâce aux partages avec quelques co-explorateurs sur le continent, j’ai compris par le miroir qu’ils représentaient pour moi, que mes portes s’ouvrent… mais que je bloque « certains comptes ». Je comprends que je résiste involontairement, que je ne me laisse pas vraiment aller et que je préfère inconsciemment mettre des oeillères et rester dans le connu et le confortable… plutôt que d’avancer en tâtonnant et prendre des risques. Quand j’entends mon discours vis-à-vis de certaines co-exploratrices, je dois faire très attention de ne pas me scléroser, de ne pas me figer comme la plupart de mes congénères font en vieillissant. Si je vis ma vie en suivant le Vivant, le jour de mon départ je serais jeune, en forme et en bonne santé. C’est normal de vieillir, mais à mon avis pas naturel.

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De ma fenêtre, ce n’est pas une histoire d’âge physique, mais de présence consciente et vivante face à ce qui se passe dans les « Ici et Maintenant »… qui se suivent sans relâche jusqu’à la fin de notre expérience. Au réveil, en lisant les textes reçus de plusieurs explorateurs-rapporteurs, en observant ma compagne, puis ma propre réaction après avoir reçu un message d’un Ami, j’ai compris qu’il y a encore quelques émotions fortes liées au passé qui m’empêchent de me lâcher complètement. Je sens bien que malgré des actes posés et ma détermination d’avancer, j’ai encore des sentiments et des regrets nos résorbes. Il s’agit toujours de la dernière compagne « officielle » avec qui j’ai rompu en 2015, de la manière dont j’ai perdu un de mes meilleurs amis dans la même période, un animateur connu de stages de Tantra… puis de quelques femmes avec qui j’ai tissé loin ces dernières années, dont une en particulier… et qui ont quitté la scène de ma vie.

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Je n’avais pas vraiment la tête à écrire ce matin, ni assez de calme pour me poser et faire le chat-man. Pourtant, je pousse tellement à l’écriture auprès de ceux qui explorent autour de moi, qu’il est clair que je dois écrire moi-même. Je dois continuer à écrire tous les jours. Je dois trouver comment me libérer en utilisant mes propres mots. Les mots qui expriment ma voix sur l’écran ouvrent peut-être en même temps ma voie dans la Vie. C’est ce qu’ils ont fait les 6 dernières années, en tout cas. Je dois écrire et je dois me poser régulièrement dans le silence. C’est surtout ça que je vois en ce moment dans le miroir, pour trouver ma voie de passage… écriture et silence. Je sais que mes paroles, quand elles sont inspirées, peuvent être libératrices quand j’accompagne quelqu’un. Je sais également que ma présence silencieuse peut faire le même effet. Je constate qu’en parlant aux autres, je découvre pour moi-même des pépites d’or. Peut-être que la Vie m’invite à pousser mon expérience un peu plus loin… en prévision de ce qui se prépare pour moi mais que je ne peux pas encore percevoir… Allons-y alors ! En avant toutes… dans la foi et la bonne humeur…

Je nous souhaite une merveilleuse journée… ∞❤️∞ 

Perfection

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Michael à Fort-de-France, Martinique 🇲🇶

Je sais très bien où se trouve la perfection, c’est-à-dire l’équilibre et l’harmonie auquel j’aspire, nous aspirons, tant entre le masculin et le féminin. Je le sais, parce je m’y suis parfois bien approché à l’intérieur de moi… et donc avec certaines de mes partenaires. Pour comprendre de quoi je parle, il est essentiel de se rappeler le contexte de nos origines.

Le féminin trouve son inspiration dans son état divin originel. Le principe féminin est la structure de Tout Ce Qui Est. Tout se qui est perçu est par définition féminin. La terre, le ciel, les choses, la végétation et les êtres… peu importe leur genre… tout est féminin. Il n’y a pas de dieu-entité masculin. C’est une aberration. Ce principe féminin accueille la vie dans son foyer et en prend soin et le nourrit avec son feu intérieur. Le féminin accueille et offre, puis reste réceptive à tout ce qui se passe. Il est conscient que tout est parfait et ne demande rien. 

Le masculin est mouvement et n’a pas de consistance. C’est pour cela que l’un sans l’autre ne peut pas fonctionner. Le féminin sans masculin c’est de la matière immobile… et le masculin sans féminin c’est « du vent ». Le masculin est mouvement, donc explore, chasse, protège et permet à la structure d’évoluer. Toutefois, il ne suffit pas d’avoir les deux pour que cela marche. Le masculin a besoin de sa réceptivité féminine pour savoir où aller, quoi faire ou comment réagir. Le féminin a besoin du masculin pour trouver sa juste place et pour alimenter son feu. Ensemble ils forment le principe créateur… 

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Avec l’anéantissement de notre culture d’origine ancienne, la femme a perdu sa place. L’homme, avec son orgueil, son manque de conscience et sa stupidité infantile a voulu diviniser un masculin non existant et a créé ainsi une spiritualité, puis une vie stérile. La puissance et la magie de la vie sont naturelles et par définition féminines et n’ont pas survécu à ce désastre. L’homme a provoqué une existence déconnectée de sa Source et la Vie entière en souffre depuis plus d’un millénaire. 

L’homme sans sa puissance, sans sa connexion au féminin, est comme un animal qui fonctionne uniquement à partir de son ego, son instinct, son envie et sa force. Il mène la vie et les choses, comme un chien de berger qui a oublié la route, son troupeau de moutons vers un objectif non-défini, et ainsi à sa perte. Il occupe un trône qui n’est pas le sien et il n’a ni la colonne vertébrale, ni la sagesse, la puissance ou la conscience pour cela. C’est un enfant qui joue à l’adulte, sans savoir vraiment ce que cela signifie ou implique.

La femme, détrônée, castrée, objectisée est reléguée depuis longtemps au ménage, dans la cuisine et dans le lit des hommes, et elle vit uniquement pour servir l’enfant-roi-masculin. Depuis environ un siècle, un mouvement est né chez les femmes et elles revendiquent à juste titre leur place et leur droit. Mais, cela ne re-crée pas l’harmonie perdue entre le masculin et le féminin. Au contraire, cela crée une guerre plus sanglante encore et pousse l’homme-enfant à défendre aggressivement sa place ou, au contraire, à se soumettre comme un toutou docile.

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Les femmes-suffragettes sans repères (ou plutôt remères), ne savent plus où se trouve leur place légitime ni comment l’occuper. Les mémoires des souffrances infligées par l’homme font silencieusement ravage. L’absence de guides et de connaissance ancestrale engendre des femmes, qui au lieu de trouver leur puissance véritable, manifestent leur toute-puissance et leur pouvoir sur l’homme. Elles sont entrées dans le jeu des hommes et se comportent, battent et s’habillent comme eux. Du coup, le principe féminin divin n’est pas prêt à se manifester et notre monde est rempli des mères castratrices, des amazones guerrières et des femmes ressemblant aux hommes.

Ce n’est pas facile, peut-être même impossible, de laisser le passé derrière nous, d’arrêter de régler nos comptes… puis de se souvenir d’une sagesse et connaissance spirituelle perdue. J’essaye de l’enseigner depuis des années, depuis que j’ai vécu mon expérience d’éveil. La résistance venant du conditionnement, puis des habitudes incrustées depuis des siècles est tellement forte que je recule et j’abandonne chaque année un peu plus. Je donne aux explorateurs que j’accompagne encore aujourd’hui uniquement ce que je pense qu’ils sont capables d’entendre…

D’aider mes frères et soeurs humains-moldus à remettre l’homme et la femme à leur juste place et ainsi retrouver le sens d’origine du couple, de la sexualité… bref, de la Vie… est une tâche véritablement herculéenne. Alors, moi-même essoufflé, j’oeuvre tranquillement dans mon coin, seul ou avec la partenaire du moment. Je me défais depuis de longues années déjà, l’un après l’autre, de mes conditionnements limitants, de mes réflexes destructeurs et de mes chaines réductrices.

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J’ai le principe divin masculin et féminin en moi. Ma partenaire me permet surtout de visualiser ma féminité intérieure en face de moi et de tisser l’Amour de manière palpable. L’homme que je suis est par définition féminin… seulement mes élans, mes actions et mes expressions sont masculins ! Si je veux trouver l’harmonie entre mon masculin et mon féminin, je dois occuper mon territoire de femme sans en sortir, laissant ainsi la place qui ne m’appartient pas au féminin de l’autre. En tant que femme, j’accueille, j’offre et j’écoute attentivement la Vie… RIEN de plus !

En réalité, vivre à partir de ma féminité, c’est comme être en méditation en permanence… au delà de l’apparence banale d’une vie quotidienne. Ma réceptivité me permet de reconnaitre la Vie en toute chose… le miroir et les signes en sont des éléments concrets. Si mon écoute au féminin est adéquate, je capte une intention, un mouvement, une direction, un impulse, une vitesse, un cadence, une durée, un élan, une invitation à bouger. C’est seulement en ce moment-là que mon masculin est censé se réveiller pour mener la structure féminine que je suis à bon port.

Pour que le féminin et le masculin vivent en harmonie à l’intérieur de moi, je dois le trouver et pratiquer avant tout à l’extérieur avec ma compagne, mes amis et même avec ceux que je ne connais pas. Je dois trouver la proportion juste entre être et faire… entre immobilité et action… entre réceptivité et expression… et transformer l’opposition habituelle entre le masculin et le féminin en un seul mouvement où les deux sont complémentaires. Le principe féminin divin est comme une Coupe de Feu et le principe masculin divin est comme un Souffle de Vie. Trop de souffle crée un brasier… pas assez éteint le feu. Tisser l’Amour c’est tisser vers l’Unité où les deux principes oeuvrent en diapason.

Je nous souhaite une journée très harmonieuse… ∞❤️∞